Shia LaBeouf en sept prestations

Acteur, performeur, humoriste, militant et réalisateur, Shia LaBeouf a plus d’une corde à son arc. A 31 ans, qu’il agace, choque ou fascine, l’artiste américain n’a de cesse de surprendre par ses choix artistiques. Il est cette semaine à l’affiche de Borg vs. McEnroe de Janus Metz Pedersen, dans lequel il endosse le rôle du célèbre joueur de tennis gaucher John McEnroe.

Louis Stevens dans La Guerre des Stevens (2000-2003) de Matt Dearborn

Suite à quelques apparitions dans des séries télévisées américaines, Shia LaBeouf obtient le rôle principal de la série culte La Guerre des Stevens (petite pensée pour feue l’émission KD2A). Il se fait donc connaître du grand public dans la peau de Louis, jeune homme immature et paresseux qui exaspère ses parents et sa sœur (victime des nombreuses farces de son petit frère). Un rôle qui lui permet d’obtenir par ailleurs un Emmy Awards du Meilleur acteur dans une série pour enfants en 2003.

© D. R.

Kale Brecht dans Paranoïak (2007) de D. J. Caruso

2007 est l’année de la consécration pour Shia LaBeouf. Et cela commence par sa prestation remarquée dans le thriller Paranoïak, dont le scénario est signé des mains de Spielberg. Ce remake rajeuni de Fenêtre sur Cour (1954) d’Alfred Hitchcock met en vedette le comédien sous les traits d’un adolescent assigné à résidence pendant trois mois après avoir frappé son professeur d’espagnol. Numéro un au box-office américain, ce thriller au succès inattendu fait de Shia LaBeouf l’une des nouvelles pousses prometteuses d’Hollywood.

© Paramount Pictures France.

Sam Witwicky dans la trilogie Transformers (2007-2011) de Michael Bay

Second franc succès de 2007 mettant en tête d’affiche Shia LaBeouf, le premier volet de Transformers confirme les talents du comédien, alors âgé de 21 ans. Quoique long (144 minutes), le film vaut pourtant le détour pour ses multiples références et ses effets spéciaux ahurissants. LaBeouf reprendra le rôle du jeune Sam Witwicky dans les deux opus suivants de la saga : Transformers 2 : La Revanche en 2009 et Transformers 3 : La Face cachée de la Lune en 2011. Une prestation qui lui permet d’être à nouveau gratifié de plusieurs prix et nominations en festivals.

© Paramount Pictures France.

Mutt Williams dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008) de Steven Spielberg

En 2008, LaBeouf obtient le rôle tant convoité de la jeune recrue motarde dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal aux côtés d’Harrison Ford. Une prestation qui, en parallèle de celles de la saga Transformers, signe « l’âge des blockbusters » au sein de sa carrière. En effet, il va par la suite réaliser un véritable virage dès 2011, année durant laquelle il se tourne vers des rôles plus complexes et se diversifie artistiquement.

© Paramount Pictures.

Jack Bondurant dans Des hommes sans loi (2012) de John Hillcoat

Aux côtés de la prestigieuse distribution du thriller historique Des hommes sans loi, Shia LaBeouf se retrouve à la Croisette. Face à Tom Hardy, Jessica Chastain (The Tree of Life, Interstellar), Gary Oldman et Guy Pearce (Memento, Mildred Pierce), il s’illustre sous les traits du benjamin ambitieux et impulsif de la fratrie Bondurant, Jack, qui rêve de beaux costumes et veut faire succomber la jolie Mia Wasikowska. La séquence dans l’église, dans laquelle le comédien perd tous ses moyens face à sa dulcinée, est par ailleurs l’une des scènes les plus poignantes du film.

© The Weinstein Company

Charlie Countryman dans Charlie Countryman (2013) de Frederik Bond

Après sa participation au clip du groupe Sigur Ros et ses apparitions dans des scènes très explicites du diptyque Nymphomaniac de Lars Von Trier, Shia LaBeouf endosse le rôle-titre du thriller indépendant Charlie Countryman, présenté aux festivals de Sundance, Berlin et Deauville. Amoureux transi d’Evan Rachel Wood (Thirteen, Westworld), son personnage brave tous les dangers pour pouvoir être aux côtés de cette femme de gangster. Entre thriller et histoire d’amour, le premier long métrage stylisé de Frederik Bond permet au comédien d’insuffler charisme et complexité à son personnage exilé en Europe de l’Est.

© Bona Fide Productions

Jake dans American Honey (2016) d’Andrea Arnold.

Récompensé du Prix du Jury au Festival de Cannes en 2016, American Honey suit les péripéties d’un groupe de marginaux et livre une vision de la jeune américaine white trash rarement vue au cinéma. Un film sombre et réussi dans lequel Shia LaBeouf offre sans conteste l’une de ses meilleures prestations dans la peau du fantasque Jake à la soif de liberté immense. Une prestation qui montre à nouveau les multiples facettes de cet artiste qui n’a de cesse de se réinventer au gré des années.

© D. R.

Crédits Photo : Shia LaBeouf dans Borg/McEnroe © Universum Film.

Camille Griner

Camille Griner

Réalisatrice l Scénariste l Directrice de casting l Rédactrice chez Boum! Bang! & Clap! Mag.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *