Synopsis : La vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu'au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier.
Gainsbourg - (vie héroïque)
18 janvier 2010
![]() |
8.0 |
Fiche technique
| Réalisateur | Joann Sfar |
| Casting | Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta... |
| Sortie en salle | 20 janvier 2010 |
| Durée | 2h10 |
| Nationalité | française |
| Genre | Comédie dramatique • Comédie Musicale |
| Distributeur | Universal Pictures International France |
Avis de la rédaction
Sfar revisite Gainsbarre
Après Edith Piaf et Coco Chanel, Gainsbourg était l’artiste-français-talentueux-mais-scandaleux qui se devait d’avoir son biopic. Le challenge a été relevé par Joann Sfar, l’un des meilleurs dessinateurs/scénaristes de bandes dessinées du moment qui signe là un premier film inspiré. Oui, qu’on se le dise, « Vie Héroïque » est une véritable réussite cinématographique qui ôte vite tous les doutes émis à son sujet. Non seulement la ressemblance physique d’Elmonisno est saisissante mais le comédien parvient également à reproduire ce constant détachement dont faisait preuve Gainsbarre. Si la mise en scène est assez traditionnelle, d’intelligentes idées visuelles démontrent toute l’imagination du jeune cinéaste et son aisance à créer une imagerie puissante tout comme il sait si bien le faire en bande dessinée. Prenant le parti pris de raconter la vie de l’auteur de « La Javanaise » comme un conte, le jeune cinéaste offre une œuvre à la fois poétique et captivante.
De Lucien Ginsburg, enfant juif dans le Paris occupé, à Gainsbarre, génie de la provoc, on (re)découvre les affres d’une vie dédiée à l’insolence et l’autodestruction. Les démons de l’artiste maudit défilent face à la caméra, des Gitanes se succèdent dans la plupart des plans et les femmes, véritables trames de l’histoire, se consument aussi vite que les paquets de cigarettes. La trouvaille la plus pertinente est le personnage de « la Gueule », caricature de l’artiste, représentant à la fois sa laideur et sa face sombre qui le poursuivit tout au long de sa vie. Une vraie trouvaille cinématographique du paradoxe, de la pluralité insaisissable qui ont fait de Gainsbourg l'un des personnages publics les plus importants dans l'imaginaire collectif français du dernier siècle.
Plus qu’un biopic, « Vie Héroique » est un hommage à un enfant d’immigrants qui fut d’abord rejeté par la France avant d’être adulé. Une leçon sous forme de bras d’honneur que Gainsbourg aurait volontairement tendu en 2010 au débat sur l’identité nationale !
Roch Serpagli
De Lucien Ginsburg, enfant juif dans le Paris occupé, à Gainsbarre, génie de la provoc, on (re)découvre les affres d’une vie dédiée à l’insolence et l’autodestruction. Les démons de l’artiste maudit défilent face à la caméra, des Gitanes se succèdent dans la plupart des plans et les femmes, véritables trames de l’histoire, se consument aussi vite que les paquets de cigarettes. La trouvaille la plus pertinente est le personnage de « la Gueule », caricature de l’artiste, représentant à la fois sa laideur et sa face sombre qui le poursuivit tout au long de sa vie. Une vraie trouvaille cinématographique du paradoxe, de la pluralité insaisissable qui ont fait de Gainsbourg l'un des personnages publics les plus importants dans l'imaginaire collectif français du dernier siècle.
Plus qu’un biopic, « Vie Héroique » est un hommage à un enfant d’immigrants qui fut d’abord rejeté par la France avant d’être adulé. Une leçon sous forme de bras d’honneur que Gainsbourg aurait volontairement tendu en 2010 au débat sur l’identité nationale !
Roch Serpagli
Powered by JReviews
















